Wyoming mordu ?>

Wyoming mordu

N’y avait-il pas meilleur livre pour faire mon come-back que le dernier Craig Johnson?

Si j’avais voulu le faire exprès, je n’aurais sans doute pas réussi. Le fait est que j’ai quitté la librairie il y a un mois et demi et avec tout ce qui s’est passé récemment, il m’était complètement sorti de la tête – comme quoi tout est possible. Alors, quand je suis allée faire un tour dans les librairies montpelliéraines et que ma route a croisé ce dernier-né arrivé tout droit du Wyoming,…on devine facilement la suite.

Nouvel opus, et toujours le même plaisir. Cette fois-ci, il se passe de drôles de choses à Durant. Un ange semble réparer la maison d’une vieille dame… En vrai, on ne berne pas Walt Longmire si facilement. Il retrouve un jeune homme de quinze ans, Cord, sans repères, sans parents, qui semble tout ignorer du monde moderne ou presque. Lorsqu’il tente de le ramener chez lui, il tombe sur une communauté mormone fanatique et polygame, isolée, à cheval sur plusieurs comtés, cloisonnée avec barbelés, miradors et un arsenal digne d’une caserne militaire. En soi, c’est vrai que cela n’était pas grand-chose ; après tout, le gosse va plutôt pas mal, enfin il est toujours en vie, ça pourrait être une affaire de routine pour le bureau du shérif. Walt sent cependant quelque chose de louche, et apprend alors la disparition de la mère de Cord. La communauté semble avoir des activités peu recommandables, même en passant leur sectarisme acharné. Walt, Vic et toute la clique, avec leurs gros sabots, vont trébucher sur des secrets enfouis cinq, voire six pieds sous terre.

-”Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c‘est que chacun soit trouvé fidèle” Les Corinthiens, 4:2.

-Entre dans la cellule. Walt Longmire, 0h15.”

Comment je peux dire, sans me répéter encore et encore, que oui, je l’ai beaucoup aimé? J’ai écrit des tas d’articles sur Craig Johnson, sur Walt Longmire et le Wyoming, mais quand même, quand quelqu’un est bon, il faut le reconnaître.

Ce nouveau tome fait la part belle aux personnages secondaires. Il y a bien sûr Henry Standing Bear, sans doute une des personnes les plus charmantes de l’Ouest moderne – en toute objectivité bien sûr. Et surtout, il y a Vic. Vic qui prend une ampleur fulgurante, avec son sale caractère, sa façon de remettre Walt en place, son sens de l’humour ; vraiment, plus le temps passe et plus j’aime cette femme. J’ai déjà depuis des années complimenté cette série avec tout un tas de superlatifs, je n’en rajouterai pas outre mesure. J’ai simplement passé un très bon moment de lecture, j’ai beaucoup ri, j’ai eu le souffle court, le cœur gros, parfois ; comme d’habitude, je n’ai qu’une envie, y retourner.

-Alors, je cherche un pick-up couleur chiasse?

-Exact.

-Est-ce que je vous ai fait part de l’ampleur de ma désillusion concernant la vision romantique du Far West?

Craig Johnson, La dent du serpent, Ed. Gallmeister, mai 2017, traduit de l’anglais (américain) par Sophie Aslanides.

 

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