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Hissez la grand-voile !

Antoine a dix-huit ans, et vient de se faire injustement accuser du meurtre de sa fiancée. Promis au gibet, il arrive à s’échapper et, au terme de sa fuite croise la route, ou plutôt la chaloupe, de quelques gentilshommes de fortune. Il est conduit devant le Capitaine Flint, un homme aux yeux gris changeants et au justaucorps écarlate trop serré pour sa bedaine.

Voilà notre Antoine embarqué sur le Walrus, un vaisseau pirate, pour le meilleur et pour le pire. Soumis au code d’honneur en vigueur, il cherche un salut incertain et mise sur la monotonie de la vie à bord, rompue seulement par les escales au port où s’enchaînent beuveries et sauteries jusqu’à l’ivresse profonde.

Lors d’une de ces escales à Galapas, Flint et les membres d’équipage, dont Brice, le quartier-maître et Antoine tombent, plus ou moins par hasard, sur une jeune fille nommée Mañuela. Elle envoûte les hommes, mais ceux-ci sont déjà repartis, sans pour avant l’avoir oubliée, même si la révolte gronde. Flint est défait de son commandement au large, après que le Walrus ait été poursuivi par deux frégates anglaises. Brice prend alors la charge de capitaine, et Antoine le second. Ils atteignent alors l’île des Perroquets…qui ne sera que le début de leur aventure.

Ah! un roman de mer, cela m’avait manqué ! Depuis le fabuleux Baiser de la tortue, l’an dernier, Robert Margerit était sur ma liste. C’est un des romans classiques de la mer, écrit en 1942. Il a l’aventure et l’éloquence pour lui, pas de braillards “A l’abordage” ni de “tas de chiens galeux”. Chacun arrive sur la bateau avec sa personnalité, son histoire, ses travers, sans jugement aucun, comme le voulait l’usage. Ce qui ne veut pas dire que l’aventure soit de tout repos! Entre les brigands au grand cœur mais sans scrupules, les trahisons multiples, les jupons affriolants de cette garce de Mañuela, la bonne société espagnole ou une île déserte, amateurs de piraterie ou non, tout le monde y trouvera son compte. Allez, et une bouteille de rhum !

La vie est comme ça : elle prend les gens et en fait ce qu’elle veut ; à vous de vous remuez, si vous pouvez, pour découvrir votre vrai personnage.

Robert Margerit, L’île aux Perroquets, Ed. Libretto, édition originale de 1942, 1984 pour la présente édition.

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